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M. Alain Dubuc, informez-vous sur le nucléaire! Par les Artistes pour la Paix

M. Alain Dubuc, informez-vous sur le nucléaire!
Par les Artistes pour la Paix

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L’article d’Alain Dubuc (La Presse ) ignore les nombreuses présentations scientifiques, en particulier de quatre personnalités du MSQN , qui ont dénoncé les dangers du nucléaire :


Gordon Edwards, président du Regroupement pour la surveillance du nucléaire, conférencier internationalement en demande, écrit sur ccnr.org des présentations scientifiques qui ont notamment convaincu les Cris de rejeter le projet Matoush mentionné.

Le docteur Éric Notebaert (+ Bruno Imbeault et Isabelle Gingras porte-parole de 20 médecins de Sept-Îles) membre de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement s’est principalement attaché aux dangers du tritium, avec l’aide du docteur Ian Fairlie (GB), en présentant des conférences à l’ACFAS et dans la région de Gentilly. 


Michel Duguay, PhD en physique nucléaire de Yale University, professeur à l’Université Laval et conférencier pour Science for Peace (Toronto), a été porte-parole du MSQN jusqu’à la réunion de l’Assemblée Nationale de décembre 2012 où, avec Christian Simard de Nature Québec, il a conseillé à la Première ministre Pauline Marois de tirer sagement la plogue sur les projets irréalistes et coûteux de réfection de la centrale de Gentilly .


Pierre Jasmin, professeur honoraire à l’UQAM, a rédigé en 2010 avec Amir Khadir la pétition à l’Assemblée Nationale qui a persuadé le gouvernement Charest de renoncer à l’achat de la centrale néo-brunswickoise Pointe-Lepreau . Membre de l’exécutif de Pugwash Canada , partisan de l’ICANW.org , il vante les plus de 7000 Maires pour la Paix (y compris le Maire de Montréal), les prêches contre « les industries de mort» du pape François et de Jean Vanier, ainsi que de trois autres représentants des 917 membres de l’Ordre du Canada rassemblés par le membre émérite de Pugwash, Murray Thomson, ancien pilote de la Seconde guerre mondiale, pour réclamer une convention nucléaire.


Pourquoi sommes-nous tous et toutes contre le nucléaire?

 

 

À cause des nombreux risques à la santé bien documentés : - ceux des centrales nucléaires qui n’ont pas résolu en près de 70 ans d’opérations le problème des résidus nucléaires, toxiques pour des centaines de milliers d’années

- ceux émanant des déchets des mines d’uranium contenant les éléments radioactifs les plus nocifs au monde : radium, polonium et radon

- ceux liés aux armes atomiques drainant un budget de plus de cent milliards de $ annuels dans le monde et représentant un danger terroriste permanent. Les médias nord-américains, qui se targuent de démocratie, accordent zéro ligne au vote à l’ONU le 23 décembre dernier pour éliminer les armes nucléaires par 113 (+ 21) pays qui, avec les abstentions de l’Inde, du Pakistan et de la Chine, représentent plus des 4/5e de l’humanité; ce chiffre ne comptabilise même pas la grande majorité, selon les sondages, des citoyens malheureux du vote négatif enregistré par 35 pays délinquants, dont le Canada de M. Trudeau[1].

M. Dubuc se réfère aux opinions du président de la Commission canadienne de sécurité nucléaire. Qu’il sache que ce dernier a enlevé la présidence de l’organisme à la prudente Linda Keen, suite à une manœuvre politique douteuse en 2007. Une liste de scientifiques de renom a demandé en octobre dernier la démission de M. Binder, suite au rapport dévastateur sur sa gestion irresponsable par Julie Gelfand, commissaire à l'environnement et au développement durable, qui relève du Parlement fédéral[1].

M. Dubuc et La Presse ignorent la demande déposée cette semaine, simultanément aux audiences du procès de la minière Strateco contre le gouvernement du Québec, par une large coalition de médecins, citoyens, organismes environnementaux et syndicats rassemblée par Ugo Lapointe, responsable de Québec meilleure mine et organisateur du Symposium international de Québec sur l’uranium[1].

 En rappelant la recommandation de moratoire par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE, juillet 2015) selon nos vœux exprimés[2], nous appelons le Québec à interdire, comme d’autres États en Amérique du Nord[3], l’exploitation de l’uranium, tant qu’une solution n’aura pas été trouvée pour neutraliser ses déchets.

[1] Lire le manifeste anti-nucléaire du Symposium adopté en mai 2015 par militants environnementaux et scientifiques venus des cinq continents sur http://www.artistespourlapaix.org/?p=7114

[2] http://www.artistespourlapaix.org/?p=7395

[3] Notamment la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, ainsi que la région du Grand Canyon et l’État de Virginie aux États-Unis

 

En conclusion, c’est la censure pratiquée par La Presse dans ce dossier nucléaire que M. Dubuc devrait trouver « marquée par l’improvisation et l’émotion, dominée par un concept flou et tentaculaire». Quant à l’acceptabilité sociale, nous lui suggérons de se rendre à Fukushima et à Tchernobyl rencontrer les centaines de milliers de citoyens, femmes et enfants, qui ont dû fuir leurs habitations, afin de les interroger sur leurs émotions, suite à l’improvisation de leurs gouvernements face aux catastrophes nucléaires passées et à venir.

LES FAITS PÈSENT EN FAVEUR D'UNE INTERDICTION DE L'EXPLOITATION DE L'URANIUM AU QUÉBEC - 14 janvier 2017 par Gordon Edwards, ccnr Monsieur Dubuc veut des faits plutôt que des émotions concernant l'uranium. En voici quelques-uns : (1) À toute fin pratique, l'uranium ne sert qu'à deux choses : les armes atomiques et le combustible nucléaire. Le Québec n'a besoin ni de l'un, ni de l'autre. (2) L'Assemblée nationale a voté à l'unanimité l'interdiction du stockage au Québec de déchets nucléaires hautement radioactifs (combustible irradié) en provenance d'autres juridictions. Tout uranium qui serait exporté du Québec créerait inévitablement de tels déchets ailleurs dans le monde. Il y a donc là, à mon avis, une contradiction logique et morale. (3) L'exploitation minière de l'uranium produit ses propres déchets sous forme de sables radioactifs, qui restent dangereux pour des centaines de milliers d'années. On ne sait pas

[1] http://lautjournal.info/20161017/gestion-dangereuse-des-centrales-nucleaires