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Activités minières en milieu urbain. Après Malartic, Sept-Îles et Rouyn-Noranda

http://www.quebecmeilleuremine.org/communique/mine-arnaud-lacunes-selon-les-experts-federaux

LETTRE OUVERTE

Voir les documents des experts fédéraux :

Mine Arnaud a mené des consultations publiques mais elle (et peut-on ajouter le gouvernement du Québec...) n'a pas tenu compte de ces consultations pour analyser son projet et pour l'améliorer : le projet tel que présenté est demeuré sensiblement le même. "À défaut de recevoir une version améliorée en temps opportun, Environnement Canada ne pourra compléter adéquatement l’évaluation des solutions de rechange et finaliser la revue technique du document. De plus, les consultations publiques, qui devront être menées en lien avec les amendements réglementaires et pour lesquels le document sur les solutions de rechange ainsi que le plan compensatoire sont requis, ne pourront aller de l’avant. Cela aura pour effet de retarder le processus réglementaire et par ricochet la réalisation du projet, tout particulièrement les infrastructures touchant les plans d’eau telles le bassin d’accumulation du ruisseau Clet, les dépôts de résidus miniers, les haldes à stériles, la butte-écran, etc. "

 

De plus, Mine Arnaud a mal fait ses devoirs : « Le promoteur devra revoir en profondeur le document sur l’analyse des solutions de rechange puisque de nombreuses lacunes ont été notées. Ces lacunes ont trait à des incohérences, imprécisions, manque de justifications, manque de descriptions, manque de détails et manque de tableaux synthèses. Les différents éléments de l’analyse des solutions de rechange pour lesquels aucun commentaire n’a été fait ne signifient pas qu’ils ont été traités de façon adéquate. Par conséquent, les commentaires qui suivent ne doivent pas être considérés comme exhaustifs mais doivent plutôt être considérés comme exemples à partir desquels le promoteur devra s’inspirer pour faire la révision de son document au complet. » Et encore : « Le promoteur n’a compris ni les propos du Guide ni le principe de l’analyse multicritère. »
 
L’objectivité du promoteur est même mise en doute : « Certaines justifications données par le promoteur de même que les pondérations qui en découlent ne sont tout simplement pas basées sur une évaluation objective des caractéristiques du site. » De là à penser que Mine Arnaud a dépensé beaucoup d’argent (public) pour faire des études qui ne l’ont pas aidé à améliorer son projet, il n’y a qu’un pas. Par exemple, Mine Arnaud n’a pas considéré que la modélisation de la dispersion atmosphérique et l’étude sur l’impact du bruit aient été pertinentes pour analyser les variantes du projet. « De plus, le promoteur indique dans ses conclusions que la butte-écran est une mesure d’atténuation du niveau de bruit considérée comme étant primordiale. Toutefois, les résultats présentés dans cette annexe ne démontrent pas de façon convaincante que tel est le cas. »
 
Tout comme le BAPE, les experts fédéraux questionnent la qualité des eaux touchées. Ils  soulignent que l’analyse des risques (sécurité) est nettement déficitaire pour les impacts de la rupture de digues sur les résidences, la route 138, les lignes électriques.
 
Le fédéral reconnaît que toute la population de Sept-Îles a son mot à dire sur ce projet : « L’acceptabilité sociale ne peut être évaluée uniquement en terme de distance. (…) Cette approche est inacceptable. (…). Le promoteur devra tenir compte des commentaires, remarques et opinions émis lors des consultations qu’il a tenues avec les différents intervenants impliqués dans le projet. »
 
Les commentaires fédéraux rejoignent en grande partie les inquiétudes soulevées par les groupes citoyens et par le BAPE. Au moment où le ministère de l’Environnement du Québec (MDDELCC) songe à donner le feu vert au projet alors que le gouvernement lui-même est actionnaire majoritaire du projet, comment se fait-il qu’il y ait une si grande divergence d’opinons entre les experts fédéraux et provinciaux?
 
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Louise Gagnon, Regroupement pour la Sauvegarde de la grande Baie de Sept-Îles, (418)968-1247
 
Citations extraites de : Commentaires d’Environnement Canada sur l’Analyse des solutions de rechange pour l’entreposage des déchets miniers – Rév.02, 21 janvier 2015
 

http://www.journaldemontreal.com/2015/03/13/mine-arnaud--quebec-brule-tous-les-feux-rouges-denonce-un-groupe-environnementaliste

Mine Arnaud : Québec brûle tous les feux rouges, dénonce un groupe environnementaliste

CHARLES LECAVALIER  Vendredi, 13 mars 2015 

Le gouvernement Couillard «brûle tous les feux rouges» en donnant son appui au projet de mine Arnaud à Sept-Îles, dénonce l’environnementaliste Ugo Lapointe.

«Le gouvernement partait avec trois prises au bâton. Le BAPE juge le projet non acceptable, la population de la Côte-Nord est divisée et on n’a jamais démontré la rentabilité économique du site minier, ce qui est très inquiétant puisque l’État va y investir des centaines de millions $ de fonds publics», déplore le porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine.

«C’est très inquiétant, c’est très décevant que le gouvernement ne rende pas publiques les études avant de décider d’aller de l’avant avec ce projet. Dans le contexte d’austérité, est-ce le meilleur endroit pour investir plusieurs centaines de millions $ de deniers publics ?», se demande M. Lapointe.

Le Soleil a révélé hier que le gouvernement du Québec a signé le décret qui donne le feu vert à la réalisation de la mine Arnaud, une mine d’apatite dont la production sera exportée par bateau en Norvège, où l’entreprise Yara transformera le minerai en fertilisant agricole.

L’annonce du projet de plus de 800 millions $ sera faite lundi sur la Côte-Nord.

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement avait pourtant rendu un rapport défavorable l’an dernier. Le bureau identifiait une «tension palpable entre différents groupes sociaux» de la région et constatait «l’absence d’un consensus social et la polarisation de la population septilienne.»

Le BAPE s’inquiétait des risques de «glissements de terrain» puisque la résidence la plus proche et la route 138 seront situées à quelques centaines de mètres seulement de la mine.

Rappelons que la zone considérée «exploitable économiquement laisserait place à une fosse d’extraction à ciel ouvert qui aurait une largeur de 800m, une longueur de 3,7 kilomètres et une profondeur de 240 M.»

Le BAPE s’inquiétait aussi de la rentabilité économique du projet puisque les «projections de son prix sont discordantes» et «qu’il n’y a pas d’évidence que celui-ci demeurera supérieur au prix plancher établi par Mine Arnaud pour assurer la rentabilité de l’exploitation de la mine.»

 

http://www.pieuvre.ca/2015/03/17/societe-suede-mine-demenagement/

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