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Nouvelle étude la Santé publique du Québec : Impacts négatifs des mines à ciel ouvert

(Voir la recherche et le sommaire de l'INSPQ ci-dessous) 
 
Nouvelle étude la Santé publique du Québec :
Impacts négatifs des mines à ciel ouvert
 
Québec, 20 mars 2015  Alors que le gouvernement du Québec vient d’annoncer son appui au controversé projet de mine à ciel ouvert Arnaud à Sept-Îles, une nouvelle étude de l’Institut nationale de la santé publique du Québec (INSQP) conclut que la mine à ciel ouvert à Malartic entraîne des impacts importants à la santé physique et psychosociale de la population. « Les résultats de cette étude confirme les impacts sur la santé que nous constatons sur le terrain depuis plusieurs années. Il est temps que le gouvernement du Québec comprenne l’urgence d’agir pour protéger la santé des citoyens », affirme Ugo Lapointe, coporte-parole de la Coalition Québec meilleure et coordonateur canadien de MiningWatch Canada.
L’enquête de l’INSPQ s’est déroulée de 2006 à 2013. Voici quelques-uns des principaux extraits qui préoccupent les membres de la Coalition Québec meilleure mine :
 
"L’étude démontre que les activités minières causent des nuisances pour la santé : poussière, vibrations et sautages, circulation routière accrue, bruit. La poussière demeure la source de dérangements la plus marquée. Elle est également liée à de fortes préoccupations pour la santé actuelle et future des résidents, notamment des personnes plus fragiles." (INSPQ 2015, résumé: 1)
 
"L'annonce du projet minier, puis sa mise en œuvre ont entraîné des impacts psychologiques, tels :
désarroi, colère, démobilisation, perte de confiance envers les autorités, résignation." (INSPQ 2015, résumé: 1)
 
"L'implantation de la mine a également entraîné des impacts sociaux, dont l’accroissement des inégalités entre les citoyens, les conflits et la polarisation de la communauté." (INSPQ 2015, résumé: 1)
 
"Pour beaucoup de personnes, les sautages, l’accroissement de poussière, de circulation routière
et de bruit, ainsi que la reconfiguration spatiale de la municipalité causent des dérangements importants et des inquiétudes pour la santé." (INSPQ 2015, résumé: 1)
 
"Selon les Malarticois rencontrés, la gestion des risques n'a pas été en accord avec les principes
directeurs mis de l'avant par la santé publique, et particulièrement quant à l’ouverture, à la
transparence, à l’équité et à la prudence." (INSPQ 2015, résumé: 1)
 
"Parmi les personnes interrogées, une majorité s’est montrée peu confiante en la prospérité de Malartic après la fin des opérations minières et constate un manque de préparation à cet égard." (INSPQ 2015, résumé: 1)
 
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Pour information :
·         Ugo Lapointe, Québec meilleure mine, 514-708-0134
·         Nicole Kirouac, Comité vigilance de Malartic, 819-354-1911
·         Louise Gagnon, Regroupement pour la sauvegarde de la grande Baie de Sept-Îles,418-968-1247
 
 
 
La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! a vu le jour au printemps 2008 et est aujourd’hui constituée d’une trentaine d’organismes membres représentant collectivement plus de 250 000 individus, partout au Québec. La coalition s’est donnée pour mission de revoir la façon dont on encadre et développe le secteur minier au Québec, dans le but de promouvoir de meilleures pratiques aux plans social, environnemental et économique. Site :www.quebecmeilleuremine.org
 
Les membres actuels de la coalition : Action boréale Abitibi-Témiscamingue (ABAT)  ▪Alternatives ▪ Artistes pour la Paix  ▪  Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME)  ▪ Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides (APEHL)  ▪ Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) ▪  Centrale des syndicats du Québec (CSQ)  ▪ Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté  ▪ Coalition de l’ouest du Québec contre l’exploitation de l’uranium (COQEU) ▪ Coalition Stop Uranium de Baie-des-Chaleurs  ▪Comité de vigilance de Malartic  ▪  Conseil centrale CSN de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec   ▪   Écojustice  ▪  Eco-vigilance Baie-des-Chaleurs  ▪   Environnement Vert Plus Baie-des-Chaleurs  ▪   Fondation Rivières  ▪ Forum de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM  ▪ Groupe solidarité justice  ▪ Les AmiEs de la Terre du Québec  ▪Justice transnationale extractive (JUSTE)  ▪ MiningWatch Canada  ▪ Minganie sans uranium  ▪Mouvement Vert Mauricie  ▪ Nature Québec  ▪ Professionnels de la santé pour la survie mondiale  ▪ Regroupement citoyen pour la sauvegarde de la grande baie de Sept-Îles  ▪Regroupement pour la surveillance du nucléaire  ▪ Réseau œcuménique justice et paix (ROJeP)  ▪ Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)  ▪ Sept-Îles sans uranium  ▪Société pour la nature et les parcs (SNAP-Québec)  ▪ Société pour vaincre la pollution (SVP)  ▪ Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). Tous nouveaux membres bienvenus.
 
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MINE DE MALARTIC

La santé publique dresse un bilan dévastateur

 
Méfiance, désarroi, croissance des inégalités et pessimisme quant à l’avenir. Au moment où le gouvernement Couillard autorise le controversé projet Mine Arnaud, une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) obtenue par Le Devoir conclut que l’imposante mine à ciel ouvert Canadian Malartic, en Abitibi, a eu des impacts majeurs pour la population. Le promoteur souhaite maintenant agrandir la mine.

Le rapport publié jeudi, intitulé « Effets individuels et sociaux des changements liés à la reprise des activités minières à Malartic », met ainsi en lumière les nombreux effets négatifs attribuables à l’implantation de ce projet en plein coeur de la municipalité. La construction de la plus grande mine d’or à ciel ouvert au Canada a d’ailleurs nécessité la destruction d’une partie de Malartic.

L’étude, financée par le ministère de la Santé et des Services sociaux, souligne que les impacts ont commencé à se faire ressentir dès l’annonce du projet, en 2006. Ainsi, « la majorité » des citoyens ont vécu de l’« insécurité venant d’un manque d’information », mais aussi un « sentiment d’impuissance ».

Les chercheurs de l’INSPQ ont aussi constaté le désarroi, la tristesse, la frustration, la colère et le stress liés au déménagement du quartier sud. C’est ce secteur qui a été rasé pour permettre de creuser l’immense fosse de la mine. Plus de 200 bâtiments ont été démolis ou déménagés, certains avant même que le gouvernement du Québec ne signe le décret autorisant la minière Osisko à démarrer son projet.

Espoirs économiques

Néanmoins, dans cette région historiquement liée à l’industrie minière, « un petit nombre de personnes a ressenti de la joie et de l’espoir pour l’avenir économique de la municipalité ». L’impact économique positif, une fois la mine en exploitation, a toutefois été perçu par plusieurs comme étant moins important que ce qui avait été promis. Bref, « les attentes de plusieurs personnes ont été déçues ».

Hausse des inégalités

Les impacts psychosociaux négatifs ont quant à eux été au rendez-vous, selon ce qui ressort de cette étude qui dresse un portrait de la situation de 2006 à 2013. « L’implantation de la mine a entraîné des impacts sociaux, dont l’accroissement des inégalités entre les citoyens, les conflits et la polarisation de la communauté. »

Ainsi, les inégalités socio-économiques « se sont creusées, notamment l’écart entre les riches et les pauvres ». Les citoyens du quartier sud, qui doivent vivre à proximité de la fosse, mais aussi les aînés et les enfants, se sont « vulnérabilisés ». Et parmi les « effets psychosociaux négatifs », l’INSPQ note une augmentation de la consommation d’alcool et de drogue.

Les inquiétudes pour la santé sont par ailleurs omniprésentes. « L’étude démontre que les activités minières causent des nuisances pour la santé : poussière, vibrations et sautages, circulation routière accrue, bruit. » Fait à noter, Canadian Malartic a reçu plus de 150 avis de « non-conformité » du ministère de l’Environnement du Québec depuis sa mise en exploitation.

Malgré la longue liste d’impacts négatifs pour leur communauté, un grand nombre de Malarticois semble résigné, a constaté l’INSPQ. La « majorité » d’entre eux entrevoit en outre l’avenir avec pessimisme. « Ils estiment qu’à la fermeture de la mine, leur communauté se retrouvera dans une position pire que celle précédant la reprise des activités minières en 2006. »

Pour Yamana Gold et Mines Agnico Eagle, propriétaires de la mine, l’avenir est toutefois très prometteur. Un projet d’agrandissement de la mine a même été élaboré, de façon à exploiter de nouvelles fosses. Ce projet d’envergure nécessitera d’ailleurs le déplacement de la route 117.

Les réserves d’or de Canadian Malartic pourraient ainsi atteindre un total de 11 millions d’onces. Au prix sur les marchés jeudi, soit 1170 $ l’once, cette ressource contrôlée par le privé a une valeur brute de 13 milliards de dollars. Une fois l’exploitation terminée, les propriétaires n’auront pas l’obligation de remblayer l’immense fosse, en vertu des lois en vigueur actuellement.

Normes déficientes

Pour la Coalition Québecmeilleuremine, l’étude de l’INSPQ est tout simplement dévastatrice.« Elle confirme que les normes québécoises ne sont absolument pas adaptées aux mines à ciel ouvert qui s’implantent dans des milieux habités. »

Or, souligne son porte-parole, Ugo Lapointe, le gouvernement Couillard vient tout juste de donner le feu vert au projet Mine Arnaud, un projet de mine à ciel ouvert qui sera encore plus imposant que celui de Malartic. « L’annonce concernant Mine Arnaud ne tient absolument pas compte de l’étude de l’INSPQ, déplore M. Lapointe. Il faut absolument que le gouvernement revoie sa décision à la lumière des constats sans appel inscrits dans cette étude. »

Selon lui, « un débat s’impose sur ces projets, qui, on le constate, ont des impacts importants pour les citoyens ». Surtout, rappelle Ugo Lapointe, que la mine de Malartic n’est en rien un cas isolé. En plus du controversé projet Mine Arnaud, financé par le gouvernement Couillard, un autre projet doit bientôt voir le jour en Abitibi : Royal Nickel.

Ce projet, situé à l’ouest d’Amos, renferme un potentiel d’extraction de plus d’un milliard de tonnes de nickel. La mine à ciel ouvert serait exploitée dès 2016, pour une période de 35 ans, et créerait une fosse de plus de cinq kilomètres de longueur. C’est deux fois plus gros que la mine d’or de Malartic. Jusqu’à 400 000 tonnes de matière brute pourraient être extraites chaque jour durant l’exploitation. La consommation d’eau de la mine devrait en outre dépasser les 100 millions de litres sur une base quotidienne.

La Santé publique du Québec confirme les nombreux impacts négatifs d'une mine à ciel ouvert en milieu habité (nouvelle étude rendue publique hier: http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1959_Effets_Changements_Activites_Minieres_Malartic.pdf)

 
Pourquoi cette étude a été dévoilée 4 jours après le décret de Mine Arnaud à Sept-Îles et non AVANT...!?! 
 
« Les résultats de cette étude confirment que les lois et les normes actuelles ne sont pas adaptées à la réalité des impacts d'une mine à ciel ouvert en milieu habité. Il est temps que le gouvernement du Québec comprenne l’urgence d’agir pour protéger la santé des citoyens », affirme la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine dans son communiqué http://www.quebecmeilleuremine.org/communique/etude-sante-publique-impacts-negatifs-mines-ciel-ouvert
 
Dites-le à nos ministres "responsables": Pierre ArcandDavid HeurtelLuc Blanchette, député Rouyn-Noranda Témiscamingue (sur Twitter: @pierrearcand, @heurtel, @lblanchetternt): <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>; <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>; <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>;