Nucléaire

Communiqué de Sept-Iles sans uranium et Minganie sans uranium

 
Soupir citoyen !
Le gouvernement reconnaît le problème des mines d’uranium au Québec
 
Enfin le gouvernement provincial a annoncé aujourd’hui la réalisation d’études sur la filière uranifère en vue de confier un mandat au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)(lien). Le ministre Blanchet admet les risques que pose la filière uranifère au Québec. Les citoyens avaient raison et aujourd’hui un grand soupir démocratique est relâché ! Nous nous réjouissons de cette annonce mais demeurons vigilant quand à l’ensemble du processus. Le moratoire sur l’uranium est l’une des revendications vers une modification en profondeur de la vétuste Loi sur les mines. Nous considérons toujours suffisantes la littérature et les démarches de la Nouvelle-Écosse, de la Colombie-Britannique et de l’État de la Virginie dans l’adoption de leur propre moratoire sur l'exploitation de ce minerai. Nous souhaitons que le gouvernement en arrive à modifier la loi sur le mine de façon à ce que toute exploration et toute exploitation uranifère soit définitivement interdite sur le territoire québécois.
 
 
Aujourd’hui, l’heure est néanmoins à la réjouissance car nous savons que le résultat est le fruit d’efforts de nombreux citoyens à travers le Québec et au-delà. Tout comme la radioactivité, notre lutte sociale pour mettre à l’abri nos habitats du nucléaire, a traversé les cultures, les langues et les frontières.
 
Nous tenons à remercier particulièrement: Roger Michel, notre porteur de Force, aux gens de Sept-Iles, de la Minganie, de la Baie des Chaleurs, de partout au Québec et a tous les Innus, Cris, Naskapis, Algonquins, Mohawck..Micmacs, Malicites.(tout les nommer) de s’être informés sur les mines d'uranium et de prendre action pour dire au Gouvernement, aux investisseurs et à l'industrie que nous ne voulons pas de mines d'uranium sur nos territoires ! Cela démontre une fois de plus l’importance de la vigile citoyenne de nos ressources naturelles et de nos territoires.

 

 
Nous demeurons confiants que le gouvernement, surtout la population dans son ensemble, empruntera la voie d’un moratoire définitif sur l’uranium. Nous redoublerons d’efforts pour sensibiliser les québécois aux risques de la gestion perpétuelle de résidus miniers radioactifs et de ses coûts permanents. Nous n’abandonnerons pas nos territoires. Nous n’abandonnerons pas tant et aussi longtemps qu’un moratoire sur l’uranium ne sera pas décrété. Fêtons un peu avant de nous remettre au travail.
 

Mamu-Ensemble-Together !


Marc Fafard
(418) 961-3517
Claude Lussier
(418) 949-2131
Minganie sans uranium