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Le BAPE dit non à l’uranium Le consensus social et scientifique n’existe pas, estime l’organisme

par Alexandre Shields, Le Devoir, 18 juillet 2015

https://tinyurl.com/prcju88

Absence d’acceptabilité sociale, risques pour la santé humaine et pour l’environnement, rentabilité incertaine et gestion éternelle des déchets miniers. Le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement rejette l’idée de développer la filière uranifère au Québec. Le gouvernement, qui a déjà délivré plusieurs permis d’exploration, promet d’analyser les conclusions du rapport.

Le BAPE conclut sans équivoque qu’« il serait prématuré d’autoriser le développement de la filière uranifère au Québec ». Les commissaires soulignent notamment avoir constaté, au cours des audiences publiques tenues dans plusieurs régions du Québec, le manque d’acceptabilité sociale autour de cette filière. « Le dossier est loin de faire l’unanimité, voire de susciter un consensus scientifique et social substantiel, ce qui se traduit, chez les participants à l’audience, par une très faible acceptabilité. »

L’organisme souligne aussi que le rejet de cette industrie minière est particulièrement prononcé au nord du 49e parallèle, là où doit se déployer le Plan Nord libéral et où sont concentrés les projets uranifères. « Dans les communautés autochtones des territoires conventionnés de la Baie-James et du Nunavik ainsi que du Québec méridional, la commission d’enquête a constaté un rejet quasi unanime de la filière uranifère », écrit le BAPE dans son rapport de plus de 600 pages, rendu public vendredi sans préavis, alors que le ministre Heurtel l’a reçu le 20 mai.

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Revue de presse sur le bape uranifère

Le rapport du BAPE complet (voir la conclusion du sommaire):
 
LaPresse, TVA, LeDevoir:

Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. David Heurtel, a rendu public le rapport d’enquête et d’audience publique sur les enjeux de la filière uranifère réalisé par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Vous trouverez les documents suivants à l’adresse Internet : www.bape.gouv.qc.ca.

-            le rapport sur le projet ;

-            le sommaire ;

-            les avis et constats ;

-            la synthèse générale ;

-            la synthèse sur l’économie et la gouvernance ;

-            la synthèse sur l’acceptabilité sociale ;

-            la synthèse sur la santé et l’environnement ;

-            la synthèse sur les territoires conventionnés.

 

Toute la documentation sur le projet est disponible sur le site Web du BAPE au www.bape.gouv.qc.ca. On peut obtenir plus d’information au 418 643-7447 ou, sans frais, au 1 800 463-4732, ou par courriel 

Feu rouge pour les mines d’uranium au Québec :

http://www.quebecmeilleuremine.org/communique/feu-rouge-pour-les-mines-d-uranium-au-quebec

et  http://www.newswire.ca/fr/story/1572463/feu-rouge-pour-les-mines-d-uranium-au-quebec-la-coalition-quebec-meilleure-mine-se-rejouit-de-la-conclusion-du-bape

Communiqué pour diffusion immédiate. suivi du rapport du BAPE.

Feu rouge pour les mines d’uranium au Québec :

La Coalition Québec meilleure mine se réjouit de la conclusion du BAPE

 Québec 17 juillet 2015. La Coalition pour que le Québec ait meilleure mine se réjouit de la conclusion du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui conclut que les risques et les incertitudes reliés à l’exploitation des mines d’uranium pour la santé et l’environnement sont encore trop nombreux pour autoriser leur exploitation. Le BAPE conclut : « En conséquence, il serait contre-indiqué de donner le feu vert à l’exploitation de l’uranium sur le territoire du Québec dans le contexte actuel » (p.xiv).

Québec appelé à interdire l’exploitation de l’uranium

« Nous sommes très heureux des conclusions du rapport du BAPE qui, après plus d’un an d’analyses et des douzaines de consultations publiques dans les quatre coins du Québec, constatent ce que nous constatons depuis des années : les risques et les incertitudes des mines d’uranium pour la santé et l’environnement sont encore trop nombreux pour autoriser leur exploitation », affirme Dominique Bernier, coordonnatrice de la Coalition Québec meilleure mine.

« Nous demandons maintenant à Québec de mettre en œuvre les conclusions du BAPE et de suivre les exemples de la Colombie-Britannique et de la Nouvelle-Écosse en légiférant contre l’exploitation de ce type de mines au Québec », affirme Ugo Lapointe de MiningWatch Canada et coporte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine.

La radioactivité du minerai : au cœur de l’enjeu

Dans le rapport exhaustif de 626 pages, le BAPE conclut que la radioactivité du minerai et des déchets miniers laissés derrière est au cœur de l’enjeu face à l’acceptabilité de cette industrie. Chaque mine produit généralement des milliers de tonnes de déchets miniers contenant un cocktail d’éléments toxiques, dont plusieurs demeurent radioactifs à très long terme (millier d’années). Le BAPE n’est pas satisfait des méthodes et des technologies actuelles pour maintenir la sécurité à long terme des sites uranifères. Le BAPE craint également les coûts élevés que ces sites pourraient engendrer incombent aux générations futures, à la fois sur le plan environnemental et économique.

 

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